Pourquoi j’ai laissé tombé Ubuntu pour revenir à Debian ?

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J'ai commencé à clavioter, alors que j'avais 8-10 ans,  sur un ZX81 (Sinclair) que mon Papa avait acheté pour comprendre l'informatique, la programmation et j'avoue que même si je ne comprenais pas tout, j'ai eu grand plaisir à écrire chaque ligne de Space Invaders (plus qu'à jouer à ce jeu mythique). Plus tard,  il y a eu un PS1 IBM (sous DOS - Win 1.1), puis une série de PC qui ont tourné sous Win 95/98/2000/XP. J'ai commencé mon expérience Linux avec la distribution française Mandrake (devenue Mandriva), puis Debian, quelques tentatives laborieuses avec Gentoo pour continuer avec Debian et Ubuntu.

Linux_time

Le plus gros reproche que faisaient les gens (venant d'un environnement Windows) à propos des distributions Linux était la difficulté à installer les pilotes graphiques et autres pilotes de périphériques exotiques (wifi, imprimantes, webcam, etc.). J'avoue que j'ai fait comme beaucoup de monde, j'ai succombé à la facilité et j'ai adopté depuis 2004 Ubuntu sur mon ordinateur de bureau. Le fait de ne pas galérer et de trop me soucier de la prise en charge de mon matériel m'a permis de me focaliser sur l'écosystème Linux, mieux le cerner, le comprendre, l'apprivoiser et pour finir, le maîtriser à peu près correctement. Les réflexes Windows sont restés un moment mais ont été rapidement remplacés par d'autres bien plus agréables.

Ubuntu et l'environnement graphique Gnome ont été pour moi un magnifique tremplin pour acquérir une expérience bien différente et plus efficace que sous Windows :

  • l'utilisation de la console laissant de côté les interfaces graphiques,
  • l'apprentissage de la configuration et l'utilisation des serveurs http, ftp, SQL,
  • l'utilisation de ma station météo

Depuis 4/5 ans j'ai l'impression d'avoir fait le tour d'Ubuntu (pas de Linux) et en même temps, Canonical décidait d'intégrer Unity (son environnement graphique pendant) alors que Gnome finalisait Gnome Shell. Ces deux environnement graphiques ne me convenant pas, j'ai opté pour n'utiliser que Gnome-fallback. Ubuntu, au fil des versions devenait de plus en plus une usine à gaz, lourd à installer, Unity intégrant dans son dash des résultats recherches provenant d'Amazone m'ont fait désinstaller purement et simplement Unity. Mais bizarrement, le système devient instable ce qui me fait penser (à juste tire ou non) que Unity est une composante intimement liée à Ubuntu. Concrètement, Ubuntu n’est plus la plateforme de choix lorsqu'on désire utiliser Gnome.

Il y a donc eu une succession de déceptions :

  • le HUD, interfaces hybrides, qui mélangent interface graphique et ligne de commande,
  • l'intégration de la publicité dans le dash Unity (même si c'est optionnel) devient potentiellement  une atteinte à la vie privée,
  • Mir qui s’écarte de plus en plus de Debian (servant de base) et devient spécifique à Ubuntu,
  • le comportement procédurier contre un site critiquant la direction que prend Canonical
  • les faibles contributions de Canonical au Kernel Linux. Si si, même Microsoft contribue plus,
  • le passage de Nautilus vers Files dans la dernière version d’Ubuntu,
  • Canonical ne contribue que marginalement au développement du logiciel libre
  • l'affreuse couleur orange omniprésente (les goûts et les couleurs...), c'est cosmétique, je sais...

Canonical donne l'impression de faire de l'open-source en accord avec lui-même et pour lui-même, en imposant sa stratégie d'introduction des produits et de ses standards. Je comprends qu'une entreprise veuille mettre en place une stratégie encrée dans le temps pour sa pérennité et celle de ses produits et elle a raison de le faire : l'informatique devient mobile, les objets connectés, interconnectés et Ubuntu doit avoir une lisibilité importante parmi ces nouvelles technologies dans un future proche. <mode troll> Il ne faut pas pour autant adopter le Embrace, extend and extinguish </mode troll>

Je me suis mis à tester d'autres distributions à base de Debian ou dérivés d'Ubuntu :

  • elementary OS, projet prometteur mais qui m'a assez peu convaincu : peu d'avantages par rapport à Ubuntu et pas mal d'inconvénients.
  • Mint : Cinnamon 2.0  ne m'a pas fait beaucoup d'effet.
  • Les autres que j'ai testé ne sont que des doublons d'Ubuntu.

Même si Ubuntu m'a apporté beaucoup et plus globalement au libre et à Linux, tout comme Android (je pense qu'une part significative des utilisateurs GNU/Linux n’y seraient pas venus sans Ubuntu), l'un et l'autre filent un mauvais coton. Schématiquement, Canonical cherche à réinventer la roue dans son coin au lieu de corriger des bugs de plus en plus présents, et à soumettre à ses contributeurs des clauses de copyright assignment. J'ai bien peur qu'Ubuntu soit victime de son propre succès et n’est pas en mesure de soutenir son propre poids et ses conséquences.

Au final, pourquoi ne pas revenir à mes premières amours : Debian. Chose faite, Wheezy installée et j'en suis très content. Mon choix s'est fait autant pour des raisons techniques (un peu), que pour des raisons plus profondes et plus importantes à mes yeux. La notion de "Libre", de sécurité, de ne pas être pris pour un jambon (publicité et vie privée) dirigent de plus en plus mes choix. Ma bécane tourne comme une horloge suisse, bien plus stable que la version 13.04 d'Ubuntu avec moins de processus en cours d'utilisation pour les mêmes services actifs.

L'installation se déroule sans accroc, Debian prend désormais en compte tous mes périphériques avec des pilotes libres fonctionnant parfaitement. C'est à partir d'ici que les puristes risquent de me pourrir... En effet, pour des questions d'habitudes et/ou de confort, j'ai cédé à l'installation d'au moins un pilote propriétaire et une petite poignée de logiciels non-libres :

  • Tout d'abord, ayant installé Steam, il me fallait avoir installé les drivers proprio de la carte Nvidia. Debian ne les propose pas directement, il suffit d'activer les dépôts contrib et non-free,
  • Un des talons d'Achille de Linux est le montage vidéo, aussi je me suis résolu à activer les dépôts multimedia non-free, ne serait-ce que pour l'installation d'Avidemux.

On lit bien souvent sur des forum ou certains blogs, qu'avec Debian, les paquets sont vieillots et cet argument abonde largement en faveur d'Ubuntu et de ses forks. Certes la version stable de Debian contient des logiciels quelque peu dépassés comparés aux autres distributions mais il ne faut pas oublier les backports Debian qui donnent accès à des paquets recompilés pour la plupart de la version "testing", de telle sorte qu'ils vont marcher sur une distribution Debian stable, si c'est possible, sans nouvelles librairies. Ce qui permet de jouer à la dernière version de 0ad par exemple \o/

J'ai aussi succombé à l'installation de logiciels via les ppa Ubuntu (/o\ pas taper...). J'ai du mal à me passer de Qarte...

Bref, après plus d'un mois sous Debian avec Gnome fallback (accroche encore difficile avec Gnome Shell), le système est bien plus sain qu'un Ubuntu 13.04, stable et aucune mauvaise surprise lors de la mise à jour des paquets. En terme de sécurité on est tranquille, les paquets proposés sont dans des versions fiables, que je sais stables et approuvés.

Il ne faut pas lire dans ce billet que Debian est la panacée universelle, loin de moi cette idée, c'est juste que cette distribution correspond totalement à mes attentes, à ma manière d'utiliser les outils informatiques et à son esprit et non à la performance à outrance (me ferais-je vieux ou plus sage ?). Je regarde encore de loin Arch ou Fedora que j'ai eu l'occasion de tester sur Raspberry Pi, et, peut-être qu'avec plus de maturité, je viendrai vers ces belles distributions ou reviendrai à Gentoo.

Il n’y a aucune distribution GNU/Linux qui soit parfaite ou meilleur qu'une autre, il y a seulement celle qui convient à l’utilisateur final, aussi ne vous détournez pas de votre Ubuntu au profit d'un Windows ou d'un iOS (je vais me faire plein d'amis) mais méditez plutôt avec quel outil vous avez envie de travailler.

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11 commentaires sur “Pourquoi j’ai laissé tombé Ubuntu pour revenir à Debian ?

  1. Bravo pour ton article, je dois avouer que je te comprends et soutiens ta démarche. Pour ma part, j'ai commencé Linux à 18 ans en 1998 avec une Slackware (et ses 13 disquettes 1.44Mo...), pour découvrir seulement après qu'il était possible d'avoir une interface graphique avec Afterstep puis ensuite essayer Debian en 2001 pour ne plus la lâcher depuis (et gnome 1, 2, 3... j'ai eu beau essayer le reste, j'y suis toujours revenu, je confesse même, je ne peux plus me passer de gnome shell !)

    Il est vrai que le côté "j'ai le choix" me semble primordial, car si aucune distribution n'est forcément "LA" meilleure comme tu le dis, chacune possède ses avantages et inconvénients, et ces derniers peuvent devenir, pour ceux qui choisissent une telle distribution, des avantages - c'est le cas pour moi aussi sur Debian, lorsqu'on l'installe, ce qui n'est finalement pas si compliqué (pas plus que de chercher moultes drivers sur des OS concurrents), on se retrouve avec un système minimal mais opérationnel. Ensuite seulement, on peut construire son environnement applicatif personnalisé en un rien de temps, grâce aux outils de gestion de paquet (j'ai passé un temps fou à apprendre les raccourcis de dselect et aptitude...).

    Je ne vais pas te paraphraser plus encore (: mais simplement, t'encourager en ajoutant qu'aujourd'hui je reste en Debian Unstable en production. Là aussi, les puristes s'offusqueront, mais tu profites finalement d'un système plutôt au goût du jour, et un apt-get update / dist-upgrade sera toujours source de nouveautés de joies, et parfois de prises de chou parce que la version proprio de ton driver graphique sera plus en retard qu'Xorg et donc, pas d'interface... (surtout valable chez AMD), ou quelques petites pannes ci et là, mais rien d'insurmontable.
    Sinon, aucun risque à utiliser Debian en testing, ça reste un peu plus propre que les backports et un peu moins risqué que l'unstable. Perso, j'aime le challenge d'un système planté jusqu'à la moelle avec un dpkg qui ne répond plus - ma femme, moins (et ma femme est sous Mint).
    Au bout d'un certain temps à se dépatouiller dans la gestion des paquets, tu apprends rapidement le fonctionnement de la distribution toute entière, et tu te sens en sécurité au final, parce que tu comprends ce que tu fais et ce qu'il se passe, grâce notamment à la communauté et à la documentation intarissables - ça me semble essentiel.

    D'ailleurs, encore deux petites choses, mieux encore qu'installer les paquets tout droit compilés pour Ubuntu, essaye plutôt de télécharger les sources via leur dépôt (souvent bzr, git ou hg), bien souvent elles intègrent ce qu'il faut pour compiler sous debian-like (présence d'un répertoire Debian avec des fichiers dedans).
    Quand tu as cela, il te suffit de taper dpkg-checkbuilddeps (tu auras la liste de tous les paquets manquant pour compiler) puis dpkg-buildpackage -j8 -b (-j pour multiprocesseurs, et -b pour juste un paquet binaire) pour obtenir un joli .deb adapté à ton système et compilé par tes soins. C'est ce que je viens de faire par exemple pour avoir la dernière version de l'excellent Darktable (logiciel de retouche/développement photo utilisant l'accélération matérielle de ta carte graphique).
    Tu verras que la plupart des logiciels non dispos encore sous Debian mais sous Ubuntu et consorts possèdent la possibilité d'être compilés des sources en paquet rapidement et sans douleurs.
    Et puis, en cas de mise à jour, il te suffit d'utiliser l'outil de gestion du dépôt des sources et de recompiler, puis mettre à jour grâce au paquet ainsi construit.

    Prochaine étape, compiler ton propre noyau (make-kpkg est ton ami) ? ou c'est déjà fait ?

    • Merci Nicolas pour ton commentaire, ton retour d'expérience et es encouragement.

      Je vais sans attendre faire un mea-culpa en ce qui concerne l'affichage des commentaires et le fichu problème de "retour chariot" qui est franchement une plaie. J'ai passé une bonne partie de la journée à creuser le problème : rien du côté des plugins, rien (semble t-il) dans la base de donnée et à force déductions, le soucis viendrait tout bonnement du thème que j'utilise. Les petites modifications du thème que j'ai pu faire n'y sont pour rien car, en local et avec le thème vierge, le problème est identique. Ce problème ne se pose pas avec les thèmes fournis par WordPress. Donc, j'ai alerté le développeur qui semble faire des mises à jours régulières et j'attends sa réponse. J'envisage un changement de thème mais j'avoue qu'il est difficile d'en trouver dans l'esprit de celui-là (thème épuré, mise en page, etc..). Bref, je continue à disséquer les codes php pour comprendre.

      Je te transmets donc, ainsi qu'aux lecteurs de ce blog, mes plates excuses et je promets de résoudre ce désagrément rapidement.
      Pour le moment, il faut ajouter <br> à chaque fois qu'on souhaite un retour à la ligne. Je sais ce n'est pas fun...

      Pour en revenir au sujet, je commence à me mettre à la compilation des sources, et vais commencer par Qarte dès que j'ai un long moment de libre. En effet rien ne vaut le cambouis pour apprendre.
      J'ai déjà compilé mon propre noyau sous Ubuntu mais je n'ai pas encore tenté avec Debian, cela ne tardera pas non plus. Manque de temps...

      Encore merci 🙂

    • J'ai eu l'occasion de lire quelques billets au sujet de cette distrib et ce n'est pas impossible que le fasse passer mon vieux laptop dessus. Enlightenment est un environnement très surprenant et titille ma curiosité 🙂

      • Dans le même genre, Crunchbang est parfaite ! Basée sur Debian (en fait c'est une Debian), elle utilise Openbox qui est très léger. Ce que j'aime dans cette distrib : installation très rapide (plus qu'avec la Debian de base) et sur mes PC, tout marche "out of the box". Comme avec Ubuntu, mais sans les inconvénients que tu as évoqué dans ton billet.

  2. Bonjour.
    Bravo à Ookpik pour cet article.
    Pour ma part j'aimerai aussi laisser 'tomber' ubuntu pour debian; mais à chaque fois que j'ai essayé une version de Debian les carte graphiques de mon sony(nvidia) et asus(ati radeon) n'étaient pas reconnues ou mal prises en compte, donc retour obligé à ubuntu.
    A chaque changement de version mes ordinateurs 'rament' de plus en plus, et moi aussi pour trouver un bureau simple et COMPLET.
    !!!Je vais peut-être faire un 'retour chariot' pour revenir à ubuntu 4.04 ou peut-être même à OS2!!!
    Cordialement.

  3. j'ai testé Ubuntu 14.04, Centos 7, Debian, Fedora sur le même ordinateur. Debian était clairement celui qui demandait le moins de ressources à ma machine.. Ubuntu était l'Os qui en demandait le plus. Debian est l'Os avec lequel il est facile d'installer des drivers importants (realtek, Intel)

    Lorsque je teste un OS, je vais jusqu'au bout pour le faire crasher. En utilisant tous les packages que je peux, en éteignant et rallumant d'un seul coup. J'ai réussi à crasher Ubuntu (détruire le Grub) et avec centos, j'ai réussi à obtenir un Kernel panic à chaque chargement. Mais avec Debian, je n'ai pas réussi à le faire planter. Il peut y avoir des commandes qui ne répondent pas sur le terminal mais ce sont des problèmes mineurs.

    Ainsi, j'ai choisi Debian comme hôte de virtualisation Xen sur lequel j'installe les OS que je dilapide. J'ai aussi utilisé Centos avec Kvm et des machines virtuels, j'en ai perdu !

    Bottom line, il y a beaucoup de propagande sur le net. Ce que l'on dit à propos des distros linux reflètent peu la réalité. Par exemple, beaucoup disent qu'Ubuntu est le meilleur des linux. On sait très bien que c'est loin d'être vrai.

  4. Bonjour. Je suis d'accord avec l'auteur de ce truc. Moi-même, j'ai commencé Linux avec Ubuntu vers 2006, et j'ai pas mal ramé pour apprendre, la communauté française étant particulièrement exécrable, violente, et insultante.
    J'ai toujours eu des bugs de quelque chose. Et la solution la plus souvent conseillée a longtemps été : fais une maj et upgrade ton système, ce qui d'upgrade en upgrade alourdissait énormément le tout avec une accumulation de bugs en tous genres. Les réinstallations ont aussi été très nombreuses, vu les upgrade pas du tout logiques, qui se permettent d'inverser le fonctionnement habituel de la machine. Quand Unity est arrivé, c'est devenu pour moi le symbole ultime et parfait pour cette distribution : une distribution qui pète clairement plus haut (et même beaucoup plus haut) que son cul, une distribution "paillettes", qui paraît simple, mais qui, à l'usage se veut extrêmement épuisant et lourd à faire fonctionner correctement. Donc le mot "instable" lui convient parfaitement. Je suis passé également à Debian, (il y a quelques jours). Et j'avoue avoir retrouvé du plaisir à utiliser mon ordinateur, si longtemps mis de côté pour réparer un nouveau bug suite à une maj pas configurée comme il le faudrait. Ce que j'aime par dessus tout chez Debian, c'est que rien n'est imposé, on choisit vraiment ce qu'on veut mettre, alors que sur Ubuntu, si on veut se passer d'Unity par exemple, c'est la croix et la bannière pour faire correspondre les dépendances, idem si on veut aussi se passer de gnome (devenu ingérable en version 3 sur Ubuntu). J'utilise Debian avec Mate comme environnement de bureau, Il se veut sobre, configurable comme j'aime, et stable. Bref, que du bonheur. D'ailleurs, je pense profondément que Debian est devenu beaucoup plus user-friendly qu'Ubuntu avec le temps. (le miens, je l'ai installé grâce à un logiciel d'installation que j'ai téléchargé sur mon smartphone et que j'ai transféré sur mon ordi de smartphone à ordinateur, et aucun problème, il démarre vite, et il fait tout ce que je veux, le pied.).

  5. Entièrement d'accord avec ces remarques. J'ai débuté en 1999 avec une Debian et malgré quelques essais d'autres distributions (Mandrake, Redhat, Slackware) je suis toujours revenu à Debian pour son système de paquetage qui est remarquable et pour sa stabilité. J'ai essayé NetBSD et OpenBSD, que je trouve vraiment intéressants, mais la facilité d'utilisation et l'extraordinaire profusion de paquets reste l'apanage de Debian. Le suivi est remarquable et on a rarement de mauvaises surprises. La compilation du noyau n'est pratiquement plus nécessaire, les noyaux proposés prenant en compte quasiment tous les périphériques proposés sur les ordinateurs les plus couramment utilisés. Je comprends néanmoins l'engouement de certains pour Gentoo, mais il faut y consacrer énormément de temps pour obtenir un résultat satisfaisant. C'est un choix !
    Slackware reste un système légendaire encore très intéressant pour les puristes de linux.

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