Genso'Broche fait sensation à Salamanque

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Cette fois-ci je dédie un article tout particulier pour vous faire (re)découvrir Genso'broche, une entreprise familiale d'éleveurs de vaches de race Salers qui a développé depuis plus de 20 ans une activité de cuisson de bœuf entier à la broche en proposant les bêtes de son élevage.

C'est à l'occasion du Charivari 2012, festival médiéval fantastique à Billom (dans le Puy de Dôme) que Gil Gensonnie m'a proposé de l'accompagner en Espagne pour faire déguster un bœuf aux participants de Agromaq, la Foire Nationale Agricole de Salamanque. Paulino Sanchez, président de l'Association pour la promotion et l'amélioration de la pure race Salers (Asociacion para la Promocion y Mejora de la Raza Pura Salers) a décidé de proposer la dégustation de notre célèbre vache cantalienne pour 1 Euro aux visiteurs d'Agromaq le lundi 10 septembre 2012. Les bénéfices réalisés lors de cette opération ont été reversés à la Croix Rouge de Salamanque. Et c'est tout naturellement que Paulino a fait appel à son confrère gaulois Guy Gensonnie pour son sérieux et son professionnalisme.

J'ai quelques fois participé à des événements (Fête de l'estive à Allanche, les 50 ans du lycée agricole de Marmilhat, Cervolix ...) mais j'avoue que cette fois-ci, l'enjeu culturel, la promotion de la Salers en Espagne et l'aspect solidaire de cet événement ont mis du piment à cette aventure.

     

Tout commence dimanche 9 septembre 2012 au petit matin, Gil et moi attendons la remorque qui avait servi la veille pour une broche à Neuilly Plaisance en région parisienne. Pas le temps de laisser les pneus de la remorque refroidir, nous voilà partis pour un long trajet de 11 heures et environ 950km pour atteindre la ville de Salamanque (capitale de la province de Salamanque dans la Castille-et-León). Arrivés à Agromaq, nous nous faisons guider par le président de la Foire en personne (Javier Iglesias) et déposons la remorque en face des bâtiments exposant les bovins et à côté des écuries. Il est maintenant temps pour nous de nous restaurer et trouver un hôtel pour reprendre des forces.

Après un souper autour d'une pinte de San Miguel, de chorizo au vin et de gambas marinées cuites à la plancha, nous trouvons enfin un toit pour dormir en centre-ville de Salamanque à l'Hôtel "Reyes Catolicos" qui par chance avait deux chambres libres (remerciement à la personne chargée de l'accueil pour sa gentillesse).

8h00 du matin, nous arrivons à la Foire et commençons la mise en place du matériel et de la broche, l'arrivée de la bête est prévue pour 9h00.

Le bœuf arrive et il faut maintenant préparer les 240 kg de viande : un tracteur muni d'une fourche arrive des chambres frigorifiques de la Foire le dépose sur une bâche prévue à cet effet. Gil ajuste la barre et la fixe solidement sur la bête sous l’œil fier de Paulino Sanchez et de quelques curieux qui n'hésitent pas à nous poser des questions.

Le tracteur hisse le bœuf embroché jusqu'à la remorque, il ne reste plus qu'à mettre en route le moteur de la broche et mettre le feu dans la cuve. La cuisson commence progressivement et va durer 9 heures. Les visiteurs commencent à affluer et les questions sont de plus en plus nombreuses. Gil ne parlant pas l'espagnol, j'ai rodé un discours expliquant qui est la famille Gensonnie, d'où elle vient, son activité, quelques détails sur le bœuf entier cuit à la broche et, la fameuse recette de l'aligot. Des journalistes sont aussi présents et n'hésitent pas à intervenir et à prendre quelques clichés.

La première partie est achevée, il faut maintenant surveiller la cuisson durant les 9 prochaines heures et nous profitons de quelques courts moments pour visiter les stands de cette grande foire agricole.

18h30, Paulino Sanchez et son équipe mettent en place barrières pour acheminer les convives et comptoirs pour le service. La foule est de plus en plus importante et les visiteurs se massent pour acheter des tickets donnant accès à une assiette tant attendue composée de pain et de viande rôtie.

19h00, ça y est le service commence. Tandis que j'aide Gil à découper le bœuf, une première partie de l'équipe de Paulino découpe de belles tranches de viande, une autre met en assiette et la dernière sert les convives. L'organisation est efficace mais Paulino n'avait pas prévu un tel succès, il avait été prévu 600 parts, il a fallu une gestion toute particulière pour honorer les 900 personnes. Lorsque j'ai fait les photos, toutes les personnes que j'ai croisées ont félicité la saveur de cette viande si curieusement préparée à leurs yeux. Quel succès !

21h00, la foire se vide et il nous faut faire place nette, nettoyer et ranger le matériel, préparer la remorque pour le départ du lendemain. Encore une courte nuit à l'hôtel, il est alors temps de récupérer la remorque et prendre le chemin du retour. Nous en profitons rapidement pour nous promener dans la zone d'exposition des machines agricoles, géantes, surprenantes.

Sur la route, nous faisons le plein de gasoil et, au moment de payer, je tombe sur une pile de journaux dont "La Gaceta de Salamanca". Ô surprise, Celia Haro (que j'avais rencontré la veille) a publié un joli article.

De retour en France, nous avons pu constaté que Paulino Sanchez (troisième personne) avait remis avec  Javier Iglesias (Président de l'Ifesa et du Conseil de Salamanque à gauche) ont remis un chèque de 900€ à la Croix Rouge de Salamanque.

60 heures en immersion dans le monde de Genso'Broche se sont achevées et les souvenirs se bousculent encore. je tiens à remercier Gil Gensonnie (Guy, Pierrette, Muriel, j'en oublie) pour m'avoir donné l'occasion de vivre ses moments, l'équipe de Paulino Sanchez pour leur accueil et leur gentillesse ainsi qu'à tous les employés d'Agromaq qui ont été à notre écoute.

Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de découvrir le fameux bœuf entier cuit à la broche, je vous invite vivement à venir déguster les désormais célèbres repas "Salers, aligot ou truffade". Les prochains événements sont sur le site Genso-broche et sur la page Genso-broche @ Facebook.

Et pour finir, vous aussi essayer de faire chanter des Salers : "Je ne m'appelle pas Chantal, mais J'AIME le Cantal" 😉


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